L’accident vasculaire cérébral (AVC)

Sources  : http://www.sante.gouv.fr/l-accident-vasculaire-cerebral-avc.html
et http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2009-07/avc_...

 

Longtemps considéré comme une fatalité, l’AVC, souvent appelé « attaque cérébrale », est provoqué par un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau, qui entraîne la mort des cellules cérébrales.

 

L’AVC bénéficie depuis plusieurs années de progrès thérapeutiques mais il doit continuer à être perçu comme une urgence grave par le grand public. Cela, avec un enjeu parfois vital : reconnaitre les signes d’alerte de l’AVC afin de mettre en place au plus vite un traitement spécifique.

    
 En présence des signes caractéristiques de l’AVC (déformation de la bouche, faiblesse d’un côté du corps et difficultés à parler), composez immédiatement le 15 (SAMU/centre 15).
   

Plus la prise en charge est rapide, plus les séquelles sont potentiellement limitées.

 

Les 5 signes d'alerte sont la survenue brutale

- d’une faiblesse ou d’un engourdissement soudain uni ou bilatéral de la face, du bras ou de la jambe ; 
- d’une diminution ou d’une perte de vision uni ou bilatérale ; 
- d’une difficulté de langage ou de la compréhension ; 
- d’un mal de tête sévère, soudain et inhabituel, sans cause apparente ; 
- d’une perte de l’équilibre, d’une instabilité de la marche ou de chutes inexpliquées, en particulier en association avec l’un des symptômes précédents.
 
Dans l'un de ces cas, appeler immédiatement le "15" . Plus l'AVC est pris de manière précoce, moins il a de chances de laisser des séquelles.

Les 10 facteurs de risques qui contribuent à la survenue de 90% des AVC

  • Antécédents d’hypertension artérielle (HTA) : leur contribution est particulièrement importante pour les AVC hémorragiques (44,5 %). C’est également le premier facteur de risque des AVC ischémiques (31,5 %). Une HTA multiplie quasiment le risque d’AVC par 9 avant 45 ans alors qu’il le multiplie par 4 chez les plus de 45 ans.
  • Tabagisme : le risque augmente avec le nombre de cigarettes/jour, encore plus étroitement pour les AVC ischémiques (21,4%) qu’hémorragiques (9,5 %). Globalement, le tabagisme multiplie par 2 le risque d’AVC.
  • Obésité abdominale : évaluée par le rapport tour de taille/tour de hanche, contribue à hauteur de 26%). En revanche, il n’est pas trouvé de lien entre l’IMC (poids/ taille au carré) indicateur global de surpoids ou d’obésité et le risque d’AVC.
  • Le type d’alimentation et l’activité physique modulent le risque d’AVC à la fois ischémiques et hémorragiques. L’augmentation de la consommation de fruits et de poisson est associée à une réduction du risque d’AVC. Une activité physique régulière diminue d’un tiers le risque d’AVC. Le diabète ne semble contribuer qu’au risque d’AVC ischémique.
  • En termes d’AVC hémorragique, le risque croît avec la consommation d’alcool, quel que soit le niveau de consommation (14,6%). Quand consommer moins de 30 verres d’alcool réduit le risque d’AVC ischémique alors que plus de 30 verres/mois ou s’adonner au binge drinking majore ce risque ischémique.
  • Stress et dépression constituent également des facteurs de risque.
  • La fibrillation atriale (FA) constitue le premier facteur de risque d’origine cardiaque.

Source : étude Interstroke 2007-2010 Lancet 2010 ; 376:112

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